Ateliers thématiques du bloc C
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ATELIER 16
EXPLOITATION SEXUELLE DES ENFANTS SUR INTERNET
- Madame Isabelle Ouellet, analyste en cybersurveillance, Sûreté du Québec
Un nouveau modus operandi (MO) a récemment été utilisé par deux prédateurs sexuels enquêtés par la Sûreté du Québec. Ce MO consiste pour le suspect à recruter une victime sur un site de réseautage social, à converser avec elle dans un logiciel de messagerie instantanée et à la convaincre de lui fournir des images érotiques. Étonnamment, il y parvient fréquemment. Puis, il y a escalade de violence : il demande davantage de faveurs sexuelles sous menace de pirater le système informatique de la jeune fille ou de diffuser ses images intimes qu'il a déjà en sa possession. La victime est alors prise au piège et subit un harcèlement angoissant avant de porter plainte.
ATELIER 17
OUTILS ACTUARIELS C. OUTILS CLINIQUES
- Monsieur Richard Lusignan, criminologue et chef du Service et du développement des activités scientifiques en criminologie, Institut Philippe-Pinel de Montréal
- Monsieur Bernard Poulin, chef psychologue, Institut Philippe-Pinel de Montréal
Depuis 1997, le Code criminel canadien permet à la justice de déclarer certains individus comme étant délinquants dangereux à contrôler. Depuis 2003, l'Institut Philippe-Pinel, le seul hôpital au Québec consacré à la psychiatrie légale, a reçu toutes les demandes d'évaluation de la Cour. Dans plus de la moitié de ces cas, une évaluation psychologique fût demandée. Cet atelier a pour but de présenter les résultats d'une méta analyse des résultats aux différents tests et échelles utilisés dans le cadre de telles évaluations, soit le MMPI 2, le PCL R, le HCR 20, le SVR 20, le SARA, le Static 99 et le RSVP. Nous examinerons ensuite dans quelle mesure la Cour tient compte des recommandations qui lui sont faites à propos d'individus qui ont commis de façon répétée de la violence physique, psychologique ou sexuelle, ainsi que des questions éthiques que soulève cette pratique.
ATELIER 18
UN TROU DANS LE TEMPS : HISTOIRE D'UN FILM VENU D'« EN DEDANS »
- Madame Karine Dubois, productrice, Un trou dans le temps
- Madame Catherine Proulx, réalisatrice, Un trou dans le temps
Cet atelier raconte comment des détenus purgeant de longues sentences ont initié un projet de documentaire destiné aux adolescents. Inquiets de voir la population carcérale changer, surtout de la voir rajeunir, des hommes ont voulu s'adresser directement aux jeunes afin de remettre les pendules à l'heure sur les conséquences de l'incarcération. De leur initiative est né un documentaire de 52 min. qui trace un portrait intimiste et lucide de la vie en prison : Un trou dans le temps. En plus de présenter des extraits d'un film qui aura pris deux ans et demi à se matérialiser, l'équipe de création expliquera comment elle a réussi à concilier les exigences sécuritaires d'un pénitencier avec la liberté nécessaire au tournage d'un documentaire. Il sera aussi question de l'implication des détenus dans le projet et de l'impact positif de celui-ci sur eux.
ATELIER 19
JUSTICE RÉPARATRICE : DES PRATIQUES SUR MESURE?
- Monsieur Serge Charbonneau, directeur, Regroupement des organismes de justice alternative du Québec (ROJAQ)
- Monsieur Pierre Hamel, avocat, Centre jeunesse de Montréal - Institut universitaire et consultant, ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec
- Madame Mélina Dutil, médiatrice pour l’organisme l’Interface
- Madame Catherine Rossi, chargée de programmes, ROJAQ
Cet atelier, sur le thème « justice sur mesure », permettra d'envisager les avancées concrètes en matière de justice réparatrice et alternative recensées au Québec et dans les pays collaborateurs (notamment en Belgique) ces dernières années. Une première communication dressera un portrait des connaissances et des recherches en justice réparatrice, faisant état de la situation actuelle aux niveaux national et international. Une seconde communication dressera, en complément de la première, un portrait descriptif des pratiques actuellement développées au Québec ainsi que de la législation applicable en la matière. Une troisième communication viendra donner un exemple de ces pratiques en décrivant les modèles d'intervention en sanctions extrajudiciaires.
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ATELIER 20
PRATIQUES ET INTERVENTION EN DÉLINQUANCE AUPRÈS D'ADOLESCENTS AUTOCHTONES
- Madame Diane Benguigui, chef de service en protection de la jeunesse, Centre jeunesse de l'Abitibi- Témiscamingue
- Madame Tracey Fournier, agente de relations humaines, LSJPA, Centre jeunesse de l'Abitibi- Témiscamingue
Quels sont les défis de l'intervention auprès des adolescents autochtones? Dans le cadre de cet atelier, seront tout d'abord présentées quelques notions sur la culture autochtone. Nous aborderons ensuite les types d'adolescents et de délinquance juvénile rencontrés dans les communautés autochtones de l'Abitibi-Témiscamingue, au regard de l'ensemble des jeunes suivis par le centre jeunesse en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA). Quelques données statistiques seront présentées. Nous exposerons ensuite les adaptations que nous avons dû apporter à nos interventions afin de nous ajuster à la culture des jeunes que nous rencontrons. Et finalement, nous discuterons des défis de notre pratique auprès de cette clientèle.
ATELIER 21
LA PLACE DE LA PRÉVENTION DANS UN MONDE COMPLEXE
- Monsieur Serges Bruneau, Directeur de programmes, Centre international pour la prévention de la criminalité
- Monsieur Ross Hasting, professeur, Département de criminologie, Université d’Ottawa et directeur, Institut de prévention du crime
Malgré les difficultés qu'elle rencontre, la prévention est une jeune science captivante qui laisse une trace bien positive dans nos communautés. Mais concrètement, tenant compte des connaissances accumulées sur les impacts tangibles de la prévention, peut-on dire qu'elle a réussi à s'imposer comme une composante indispensable des politiques de sécurité quotidienne? Et quelle place donne-t-on à la prévention dans un monde complexe où l'arsenal répressif demeure notre principal outil pour combattre la criminalité et où les orientations préconisées par les décideurs sont redéfinies de telle manière qu'il est parfois difficile de s'y conformer? Cet atelier vise à faire place à la prévention sous ses différentes facettes : tant à l'échelle internationale qu'au niveau régional, selon le point de vue de trois spécialistes.
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ATELIER 22
LA SANTÉ MENTALE, UN FACTEUR ESSENTIEL À LA SÉCURITÉ PUBLIQUE
- Madame Suzanne Pelletier, infirmière, coordonnatrice régionale, Initiative en santé mentale en collectivité, Service correctionnel du Canada
- Madame Christine Perreault, psychologue, coordonnatrice régionale, Initiative en santé mentale en établissement, Service correctionnel du Canada
En 2005, le Service correctionnel du Canada a entrepris de mettre en place une stratégie globale en santé mentale afin d'offrir des services cliniques aux délinquants et délinquantes présentant des besoins en santé mentale, et ce, dès leur admission et jusqu'à l'expiration de leur peine. Ces services s'articulent autour d'une philosophie de responsabilisation, de rétablissement et de continuum de soins. Les différents volets de cette stratégie seront abordés lors de cet atelier.
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ATELIER 23
UN BEAU PARTENARIAT SÉCURITÉ PUBLIQUE-RÉADAPTATION EN TOXICOMANIE : L’EXPÉRIENCE DE QUÉBEC
- Madame Geneviève Lauzon, criminologue, Centre de réadaptation Ubald-Villeneuve
- Madame Katrine Ouellet, conseillère en milieu carcéral, Établissement de détention de Québec
Une expérience d'intervention en milieu carcéral avec des toxicomanes et impliquant un partenariat entre le Centre de réadaptation en toxicomanie et jeu compulsif Ubald-Villeneuve et l'établissement de détention de Québec sera présentée. Il sera question de l'historique de ce projet, du déroulement actuel concret de celui-ci ainsi que des défis rencontrés de part et d'autre pour aider le détenu toxicomane et réduire sa récidive tout en respectant les mandats des deux établissements.





